Le conseil en création d'entreprises

85 pages

Rédacteur : Alain Bridault

Juin 1993

Extraits


Sommaire

Introduction

Partie I : Le travail d'un conseiller en création d'entreprises

1. L'expertise développée par les conseillers performants

    A. «Faire faire» plutôt que «faire pour» : la construction du plan d'affaires est un processus d'apprentissage
    B. Fonder le diagnostic et l'approche conseil sur les trois dimensions de la création d'une entreprise
    C. Le processus de construction du plan d'affaires permet à l'entrepreneur de consolider son réseau personnel

2. Les fondements de l'approche conseil en création d'entreprises

3. Les étapes d'un processus d'intervention-conseil auprès d'un créateur d'entreprise

    A. Le tamisage des demandes
    B. L'identification des besoins d'apprentissage, de la masse critique de ressources nécessaires et des conditions de réussite

Partie II : L'analyse du potentiel de succès d'un entrepreneur
et de son projet d'entreprise

1. L'état actuel des connaissances sur la problématique de la création d'entreprises

2. L'entrepreneur et son réseau personnel

    A. Le cercle affectif de démarrage et de dépannage
    B. Le cercle de gestion
    C. Le cercle de performance

3. Les variables d'analyse du potentiel de réussite d'un entrepreneur et de son projet d'entreprise

    A. Les variables pertinentes pour l'évaluation du potentiel social de la personne
    B. Les variables pertinentes pour l'évaluation du potentiel entrepreneurial de la personne
    C. Les variables pertinentes pour l'évaluation du potentiel économique d'un projet d'entreprise

Partie III : Le «coffre à outils» d'un conseiller en création d'entreprises

1. Le dossier d'intervention

2. Les méthodes de gestion de projet adaptées à la création d'une entreprise

    A. Des règles de logique pour la résolution de problèmes
    B. Des méthodes de gestion de projet adaptées à la création d'une entreprise

3. Les quatre étapes de la construction d'un plan d'affaires

    A. La structuration du processus de création de l'entreprise en grands extrants
    B. La construction des extrants
    C. L'intégration des données fournies par la construction de chaque extrant
    D.La rédaction du plan d'affaires et des dossiers de demande de financement

Annexe I : Bibliographie sélective
Annexe II: Revue de littérature sur la création d'entreprises


Introduction

Le principal défi d'un conseiller en création d'entreprises s'apparente au défi d'un entrepreneur. Il lui faut décider rapidement qui et comment conseiller en situation d'incertitude.

Créer une entreprise et la gérer c'est, pour un entrepreneur, apprendre à décider en situation d'incertitude. Au cours de ses travaux de préparation d'un plan d'affaires et de planifications stratégique et opérationnelle comme au cours de ses activités quotidiennes, l'entrepreneur cherche et collecte constamment de l'information de manière à réduire autant que possible cette incertitude, à minimiser le risque encouru. Il cherchera d'autant plus à réduire cette incertitude lorsqu'il doit financer son entreprise avec des capitaux externes, c'est-à-dire faire la démonstration que son projet d'entreprise, détaillé dans le plan d'affaires, offre le moins de risque possible (en termes de garanties et de profitabilité notamment) pour les investisseurs privés ou institutionnels qu'il sollicite.

À cet égard, il faut souligner que les différents modèles de plan d'affaires utilisés ont tous une caractéristique commune. Ils apparaissent surtout conçus pour satisfaire aux exigences (normes) établies par les responsables du crédit commercial des institutions financières. Bien que chaque institution ait développé sa propre méthode d'analyse pour fonder ses décisions et les caractéristiques de ses prêts aux entreprises, toutes ont recours en fait aux mêmes types de paramètres.

Ainsi, quand on analyse le travail d'un conseiller à la création d'entreprises, on est amené rapidement à faire quatre constats le caractérisant:

  • un conseiller à la création d'entreprises travaille «en amont» du banquier puisqu'un des éléments importants de son mandat est d'aider le futur entrepreneur à construire son plan d'affaires;

  • un conseiller est confronté également à un problème de prise de décision. Dans son travail quotidien, il doit répondre constamment à des demandes d'assistance technique autant de la part de candidats entrepreneurs à petite échelle que de promoteurs de projets industriels de plus grande envergure;

  • par ailleurs, il doit tenir compte du fait que le suivi complet d'un dossier pour une nouvelle entreprise, de la première rencontre avec le futur entrepreneur jusqu'au démarrage de l'entreprise, prend en moyenne 40 heures pour un conseiller; souvent seul, il ne dispose donc pas toujours d'un «budget temps» suffisant pour assurer un tel suivi à tous les demandeurs d'assistance technique;

  • enfin, qu'il soit commissaire industriel ou conseiller pour un groupe de soutient aux jeunes entrepreneurs (SAJE) par exemple, il lui faut fournir des résultats, en termes de création ou d'implantation d'entreprises et de création d'emplois sur son territoire d'intervention.

Il doit donc, dès le premier contact, convenir avec un demandeur d'une forme de «contrat» définissant ce qu'il peut lui offrir en matière d'aide technique et dans quelles conditions. Cela signifie:

  • décider, avec très peu d'informations au départ, quel temps il acceptera de consacrer à chacun des dossiers qui lui sont soumis;

  • évaluer rapidement les besoins en aide technique du demandeur et souvent commencer à conseiller ce demandeur sur-le-champ, dès la première rencontre.

Or, le conseiller, pour prendre sa décision, ne dispose habituellement que de deux outils, soit:

  • le cadre d'analyse constitué par les différents modèles de plan d'affaires, développés «en aval» par les institutions financières privées et publiques;

  • son expérience personnelle, le «flair» qu'il a pu développer grâce à ses succès et échecs précédents, qui se traduit par un ensemble de questions qu'il pose d'emblée au demandeur.

Les conseillers ayant peu d'expérience utilisent principalement le premier outil, un modèle de plan d'affaires. Ils ont ainsi tendance, pour se sécuriser, à «normer» leurs interventions en ne travaillant que sur les seules données objectives et vérifiées résultant de l'application rigoureuse d'une méthode de réalisation d'un plan d'affaires. Cela peut les conduire à adopter une approche de professionnel supervisant étroitement voire réalisant directement le plan d'affaires du client. Cette approche du «faire pour» peut cependant comporter plus d'impacts négatifs que positifs surtout du fait de la faible appropriation de son projet d'entreprise par l'entrepreneur. Ce document propose une démarche fondée sur le «faire faire» plutôt que sur le «faire pour».

Résultant d'une recherche appliquée sur les déterminants sociaux de la création d'entreprises ayant mené au recueil de l'expertise de conseillers de longue expérience et intégrant les méthodes de travail des professionnels de la relation d'aide avec des personnes développées par d'autres disciplines des sciences humaines, l'ambition de ce guide est d'être, pour les nouveaux conseillers en création d'entreprises, l'ouvrage de référence sur lequel ils pourront fonder et adapter leurs pratiques aux conditions particulières de leurs mandats.

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Rôles et fonctions
d'un conseiller en création d'entreprises

Dans cette section, nous avons adapté aux besoins du conseil en création d'entreprises les concepts théoriques développés par les auteurs de «Devenir consultant» dont il a été fait état précédemment. Ces auteurs ont cerné et caractérisé les différents rôles et fonctions qu'un conseiller est amené à assumer dans une relation professionnelle avec une personne cliente de ses services.

Ces rôles et fonctions sont résumés dans les deux prochains tableaux.

Les 5 rôles d'un conseiller en création d'entreprises

Un rôle
d'aidant

Le conseiller aide l'entrepreneur potentiel à découvrir et à utiliser ses propres ressources pour la réalisation de son plan d'affaires.

Un rôle
de conseiller

Il conseille et collabore avec l'entrepreneur pour la réalisation de son plan d'affaires en lui proposant une séquence de travail logique et en faisant l'analyse critique des travaux réalisés.

Un rôle
de formateur

Le conseiller identifie les besoins d'apprentissage de l'entrepreneur, l'oriente sur des sources d'apprentissage accessibles et le forme de facto au processus de gestion d'une entreprise en encadrant son processus de construction du plan d'affaires.

Un rôle
d'agent de liaison

Le conseiller est un «mailleur» qui introduit l'entrepreneur dans les différents réseaux de ressources professionnelles, financières et d'apprentissage, etc.

Un rôle
de méthodologue

Le conseiller fournit à l'entrepreneur des méthodes de travail adaptées à ses besoins et capacités, s'inspirant notamment des méthodes de gestion de projets pour la réalisation de son plan d'affaires.


Les 3 fonctions d'un conseiller en création d'entreprises

La fonction
de récepteur

Le conseiller fonde son intervention sur trois types d'informations qu'il recueille par l'observation des comportements verbal et non verbal de son interlocuteur, soit ses perceptions des faits, ses interprétations de ces faits et ses intentions. Ce sont ces informations qu'il résumera dans son «journal d'intervention» et qu'il jaugera en se fondant sur une grille de variables de référence.

La fonction
d'expert

C'est ce que vient chercher spontanément le «client». Cette fonction ne se limite pas au conseil ou à la formulation de commentaires ou d'éléments de solutions aux différents problèmes de la création de l'entreprise en question. Cette fonction s'exerce également par le leadership qu'assume le conseiller dans la «direction des opérations» lors de ses réunions de travail avec l'entrepreneur, par ses méthodes de travail, par ses questions, par la planification de chacune de ces réunions.

La fonction
de facilitateur

Cela concerne toutes les interventions du conseiller visant à séparer ou ordonner la masse d'informations fournies et recueillies par l'entrepreneur de manière à faire ressortir celles qui sont les plus pertinentes et importantes. Par le questionnement et la reformulation en un langage accessible de ce que vient de dire l'entrepreneur, le conseiller "facilitateur" cherche également à faire sortir le non dit, les informations sous-jacentes que l'entrepreneur connaît ou maîtrise mais qu'il n'exprime pas dans son discours et qui pourraient s'avérer de première importance.

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L'entrepreneur et son réseau personnel

En dehors des déterminants économiques internes et externes à son entreprise, le succès durable d'un entrepreneur apparaît conditionné surtout:

  • par sa capacité à se constituer un petit réseau personnel composé d'autres entrepreneurs et fondé sur l'échange de compétences et d'expériences, soit ce qui est désigné ci-après comme «cercle de pairs»;

  • et par la formation en gestion qu'il a pu acquérir avant ou pendant le processus de démarrage de son entreprise.
L'insertion d'un entrepreneur dans des organisations sociales locales du type Chambre de commerce ou club social (les clubs Lions et Rotary notamment, qui semblent majoritairement composés de gens d'affaires) ne constituerait véritablement un facteur incident sur le succès de son entreprise que pour les entrepreneurs se lançant dans le commerce ou les services professionnels, dans la mesure où cela permet d'établir une clientèle et d'acquérir une visibilité locale.

C'est dire que l'intérêt pour un entrepreneur de participer à des réunions ou assemblées réunissant des membres d'organisations formelles en dehors de son cercle de relations personnelles est d'abord et avant tout lié à l'information qu'il en retirera.

L'échange d'informations est au coeur de la dynamique des réseaux d'affaires. Il en constitue autant l'enjeu et la raison-d'être que l'activité principale.

Pour un entrepreneur, l'intérêt de son réseau personnel comme l'intérêt de son insertion dans des organisations sociales s'évaluent ainsi par leur utilité, c'est-à-dire leur capacité de répondre à certains de ses besoins en tant qu'entrepreneur, capacité qui se manifeste par la richesse, la diversité et l'intensité des échanges d'informations entre les membres de ce réseau personnel ou de ces organisations sociales.

La plupart des industriels qui se sont retirés des clubs sociaux et chambres de commerce dans lesquels ils avaient été auparavant actifs l'expliquent par la perte de temps par rapport au peu d'informations véritablement utiles qu'ils en retiraient. Ceux qui en font partie le sont, semble-t-il, plutôt sur une base temporaire (quelques années) pour des fins personnelles d'insertion sociale dans les milieux locaux.

Pour un nouvel industriel, l'utilité de l'insertion dans ces organisations locales semble donc se situer seulement sur une courte période autour du démarrage de son entreprise, soit lorsqu'il s'agit de former son premier réseau de services professionnels (institutions financières, comptable, conseiller juridique, fournisseurs, ...), ce qui est désigné ci-après comme «cercle de gestion», et de développer les premières relations de solidarité active avec d'autres industriels.

Le réseau personnel type d'un entrepreneur ayant réussi le démarrage de son entreprise apparaît composé de trois cercles de relations ayant été constitués les uns après les autres au cours du processus de création et de développement de son entreprise. Pour en qualifier les caractéristiques dans une formule synthèse, nous désignons ces trois «cercles de relations personnelles» d'un entrepreneur comme:

  • le cercle affectif de démarrage et de dépannage;
  • le cercle de gestion;
  • le cercle de pairs.

  1. Le cercle affectif de démarrage et de dépannage

    La formation de ce premier cercle précède et conditionne souvent la possibilité du démarrage de l'entreprise. Il est un des principaux éléments déclencheurs de la décision d'entreprendre.

    Il est constitué par les relations de parenté et d'amitié qui fourniront au nouvel entrepreneur une partie de son capital de démarrage et le dépanneront dans les moments difficiles. Il semble que ce «love money», qu'on pourrait traduire par «capital affectif», joue un rôle primordial dans le démarrage et la survie des petites et moyennes entreprises.

    Les contacts de nature professionnelle avec ce cercle sont essentiellement liés aux problèmes de capitalisation ou de financement du fonds de roulement de l'entreprise. Ces contacts de l'entrepreneur avec son réseau affectif sont plus fréquents dans la phase de démarrage et épisodiques, en fonction des crises de liquidité, dans les premières années de développement de l'entreprise.

  2. Le cercle de gestion

    La formation de ce deuxième cercle de relations suit généralement la décision d'entreprendre. Ce deuxième cercle est composé de quatre strates.

    1. Quelques professionnels dans les services aux entreprises (comptable, conseiller juridique, conseillers en planification et marketing,...).

    2. Directeurs des prêts commerciaux d'institutions financières, partenaires financiers, personnes-contacts dans des sociétés d'investissement en capital de risque...

    3. Fournisseurs, grossistes et acheteurs, responsables de réseaux de mise en marché, ...; la plupart des entrepreneurs interrogés se constituent un réseau personnel dans cette «strate» avant de démarrer leur entreprise. C'est un des autres éléments déclencheurs importants dans la décision d'entreprendre, surtout dans les cas des types d'entreprises créées par «reproduction» (le cas type est un ex-employé ou cadre d'une entreprise qui décide de se lancer dans l'aventure à son compte).

    4. Commissaires industriels, conseillers d'agences spécialisées et, directement ou par leur entremise, les réseaux d'agents gouvernementaux et paragouvernementaux.

    C'est avec ce deuxième cercle que les contacts d'un entrepreneur sont les plus fréquents, voire quotidiens. La plupart du temps, ces contacts semblent se cantonner aux stricts niveaux professionnel et contractuel.

  3. Le cercle de pairs

    Ce troisième cercle se forme après le démarrage de l'entreprise. Il se crée peu à peu par l'établissement de liens d'estime et d'amitié de l'entrepreneur avec d'autres entrepreneurs de sa région ou membres de la même association professionnelle qui lui fourniront éventuellement conseils et assistance et à qui il fournira lui-même volontiers conseils et assistance.

    Les contacts d'un entrepreneur avec son «cercle de pairs» sont moins fréquents qu'avec son «cercle de gestion» (hebdomadaires ou mensuels). Mais ces contacts apparaissent beaucoup moins superficiels et beaucoup plus riches en informations échangées.

    C'est par ce «cercle de pairs» qu'un entrepreneur parvient à peu à peu «peaufiner» la gestion de son entreprise, à accroître son expertise de propriétaire-dirigeant d'entreprise.

    Les entrepreneurs qui se constituent spontanément un «cercle de pairs» cherchent à améliorer leur performance grâce aux conseils de leurs pairs fondés sur l'expérience.

    En fait, un tel cercle, lorsqu'il est d'une certaine manière institutionnalisé comme dans les «clubs d'entrepreneurs» du Groupement québécois d'entreprises ou dans les «cellules de gestionnaires» de l'Association des femmes d'affaires, devient un véritable cercle d'autoformation par lequel un entrepreneur acquerra une expertise qu'aucun programme de formation ne pourra jamais lui offrir.

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La construction des extrants

Le travail de construction d'un extrant, c'est-à-dire de prévision dans le temps de toutes les activités et ressources humaines, matérielles et financières nécessaires à sa réalisation, peut se faire en neuf étapes.

1. Définir le résultat recherché

Le «quoi», le résultat visé. Par exemple, l'organisation du travail d'un atelier, l'acquisition des permis d'opération, des capitaux nécessaires au démarrage, etc.

2. Fixer l'échéancier

Le «quand», la date à laquelle ce résultat doit être atteint, surtout s'il est un extrant prérequis pour la réalisation d'un autre. Exemple: la date d'achat d'une bâtisse industrielle avant le début des opérations.

3. Définir la responsabilité

Le «qui», la personne responsable de la coordination et du contrôle des activités de cet extrant. Lorsque seront définies ces activités, il sera possible d'identifier les tâches et responsabilités précises de cette personne (s'il ne s'agit pas de l'entrepreneur, mais d'un partenaire ou d'un contremaître par exemple) et les compétences requises.

4. Identifier l'extrant pré-requis

Y-a-t-il d'autres activités qui doivent être menées avant d'entreprendre la réalisation de cet extrant? Par exemple, avant de vendre, il faut produire ou se procurer.

5. Identifier les activités et sous-activités

Le «comment». C'est ici l'opération la plus complexe de la construction d'un extrant, et qui conditionne toutes les autres. Il s'agit:

  1. de décomposer le plus possible toutes les activités et sous-activités nécessaires à la réalisation de cet extrant;

  2. d'évaluer le plus justement possible, en tenant compte des conditions critiques, le temps nécessaire à leur réalisation;

  3. d'organiser leur enchaînement logique dans le temps. Si ces activités sont nombreuses, il est alors utile de se servir de la technique du PERT.

6. Évaluer les ressources nécessaires

Le «avec quoi» et «avec qui»; les intrants. A partir de chaque activité, il s'agit d'évaluer:

  1. les ressources humaines nécessaires, en termes de nombres d'heures ou de jours de travail, de nombre de personnes impliquées, de compétences nécessaires, de coûts salariaux;

  2. les ressources matérielles nécessaires, en termes d'espace de travail, de machinerie, de matières premières, etc.

Cela permet d'identifier le coût de chaque activité en salaires et matériels. Une fois cela fait pour chaque activité de l'extrant, on collige tous les besoins financiers pour établir un budget prévisionnel de dépenses et, pour les extrants concernant la commercialisation et l'obtention de capital et de prêts, de revenus résultant de cet extrant.

7. Identifier les méthodes de contrôle

On essaie de définir les indicateurs objectivement vérifiables qui permettront de suivre la réalisation de cet extrant. On commence ainsi à bâtir le système de contrôle de l'entreprise.

8. Identifier toutes les conditions critiques de réalisation de l'extrant

C'est-à-dire les facteurs externes pouvant influencer sa réalisation. Par exemple, une hausse brutale des taux d'intérêt ou l'obtention d'un permis d'opération par le ministère de l'Environnement.

9. Construire l'échéancier de réalisation de l'extrant

Il s'agit de reproduire en un seul tableau, sur le modèle du diagramme de Gantt, les échéances (du début à la fin) de toutes les activités et sous-activités de l'extrant.

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