Carta de Montevideo 1998
Primer encuentro de las cooperativas de trabajo
de las Americas

La Charte de Montevideo 1998
Première rencontre des coopératives de travail
des Amériques

Montevideo's Platform Letter, 1998
First meeting of the America's work co-operatives

CARTA DE MONTEVIDEO 1998

PRIMER ENCUENTRO DE LAS COOPERATIVAS DE TRABAJO DE LAS AMÉRICAS

El Cooperativismo de Trabajo Asociado de las Américas en sus diversas expresiones realiza su primer encuentro EL 28 Y 29 noviembre de 1998 en Montevideo, en el ambito organizativo de CICOPA AMÉRICAS y de la ACI - ALIANZA COOPERATIVA INTERNACIONAL. El encuentro se realiza bajo las directrices fundacionales de CICOPA AMÉRICAS realizada en la Conferéncia de méxico en 1997. Asume la definición cooperativista de los valores universales da autoayuda, democracia, igualdad, equidad y solidariedad, valores éticos de honestidad, transparencia, responsabilidad y vocación de servício. Fundamenta tambien esta identidad en los siete Principios del cooperativismo internacional reconocidos por la ACI .

El encuentro de Montevideo reafirma los compromicios con estes Valores y Principios junto a CICOPA INTERNACIONAL, estableciendo tembien directrices perfectibles que deben nortear las acciones de los asociados de CICOPA AMÉRICAS .

1. El trabajo asociado en cooperativas es una opción frente en la globalizacion y al desarrollo excluyente. Es una respuesta a dos de los principales problemas de este modelo de desarrollo que son el desempleo y la inequitatiba distribución de la riqueza.

2. Para que el cooperativismo como opción es necesário el establecimiento de marcos jurídicos nacionales y regionales que permitam el desarrollo armónico de las cooperativas onde el trabajo es el principal activo, sea para la produccion de bienes o servícios. Repudiamos a los obstáculos fiscales y laborales a los trabajadores asociados en cooperativas, asi como, la apropriación pública y/o privada del cooperativismo como instrumento de políticas o simple tecnologia de gestión supletiva al trabajo asalariado.

3. Las Cooperativas de Trabajo Asociado, CTA, exigen a los gobiernos normas claras, precisas y coherentes que faciliten su desarrollo , garanticen el acceso de sus asociados a la seguridad social y reconozcan las diferencias con el trabajo dependiente, y al mismo tiempo impida su utilización violando derechos laborales.

4. Los grupos de presión y opositores del cooperativismo en diversos planes de ajustes económicos nacionales fuerzan un tratamiento fiscal y laboral inadecuado del Acto Cooperativo. Esto exige una posición conjunta de todas las ramas del cooperativismo involucrando la ciudadania, a través de la promoción, en los niveles locales y nacionales, la formación de frentes parlamentarios cooperativistas que mejoren la legislación pertinente y pongan freno a iniciativas obstaculizantes.

5. Para alcanzar el éxito, el cooperativismo en general y el del trabajo en particular deben practicar el princípio sexto de la integración cooperativista en emprendimientos sócio-económicos cooperativos conjunto, orientados al desarrollo de una Economia Social y Solidária en base a alianzas estratégicas intra y extra-coopertativa adecuadas.

6. La comunicación e integración de los asociados a la propia cooperativa singular y su articulación en el sistema cooperativista, constituye el mejor camino hacia la sociedad, dimensión imprescindible de la educación cooperativista. Esto tambien evitara el aislamiento social del cooperativismo en esta época de cambios. La educación en la dimensión técnica productiva y en la dimensión doctrinária son dos caras de la misma moneda, cuyo equilibrio es imprescindible para el éxito del proyecto cooperativo.

7. El financiamiento de proyectos de las cooperativas, donde el más importante activo es el el trabajo exige un tratamiento específico, creando fondos de aval con adecuada utilización de fondos públicos y generar alianza en el proprio sistema cooperativista.

8. La relación de la cooperativa con el mercado exige además de eficiencia y eficácia, la práctica del principio de la integración que lleve a una Economía Social y Solidaria del cooperativismo de forma a consolidar su capacidad técnica de gestión en el mercado competitivo local y global buscando su democratización en favor del consumidor, enfatizando medidas que garanticen un desarrollo sostenible.

9. Para tal efecto, los programas de fomento y desarrollo del Cooperativismo de Trabajo Asociado deben orientarse al fortalecimiento de la eficacia empresarial y a la vinculación de los jóvenes toda vez que son los que más sufren los efectos del desempleo.

La Charte de Montevideo 1998

Première rencontre des coopératives de travail des Amériques

Des représentants des différents mouvements de coopératives de travail des Amériques ont tenu une première rencontre les 28 et 29 novembre 1998 à Montevideo sous l'égide du CICOPA Amériques et de l'ACI. La rencontre s'est déroulé dans la lignée des orientations définies pour la fondation du CICOPA Amériques lors de la Conférence de Mexico de 1997.

CICOPA Amériques prône les valeurs de "self-help", de démocratie, d'égalité, d'équité et de solidarité dans leur définition coopérative, ainsi que les valeurs d'honneteté, de transparence et de responsabilité et affirme sa vocation de service. CICOPA Amériques fonde également son identité sur les sept principes de la coopération internationalement reconnus par l'ACI.

Lors de la rencontre de Montevideo les engagements de CICOPA Amériques envers ces valeurs et principes ont été réaffirmés et les lignes directrices devant orienter les actions des membres de CICOPA Amériques ont été définies.

1. Le travail associé en coopératives est une alternative à la mondialisation et au mal développement. C'est une réponse à deux des principaux problèmes engendrés par ce modèle de développement que sont le chômage et la distribution inéquitable de la richesse.

2. Pour que la coopération devienne une véritable alternative, il faut l'établissement de cadres législatifs nationaux et régionaux qui permettent le développement harmonieux des coopératives dont l'activité principale est le travail, c'est-à-dire la production de biens ou services. Nous refusons toutes les entraves en matière de fiscalité et de droit du travail à la libre association des travailleurs en coopératives et réfutons toute récupération publique et/ou privée de la formule coopérative comme instrument de politiques ou comme simple méthode de gestion supplétive au travail salarié.

3. Les coopératives de travail demandent aux gouvernements l'établissement de règles claires, précises et cohérentes qui facilitent leur développement, garantissent à leurs membres l'accès à la sécurité sociale, reconnaissent les différences entre le travail librement associé et le travail dépendant et interdise l'utilisation de ce dernier pour bafouer les droits des travailleurs.

4. Dans bien des pays, des groupes de pression et des ennemis de la coopération ont, par divers plans d'ajustements économiques nationaux, forcé la mise en place de traitements inadéquats des activités coopératives en matière fiscale et de droit du travail. Il faut que tous les secteurs coopératifs s'impliquant dans les droits des citoyens s'unissent pour inciter à la formation de forces parlementaires qui puissent amener l'adoption de lois adéquates et empêchent les initiatives visant à les entraver.

5. Pour réussir, le mouvement coopératif en général et celui des coopératives de travail en particulier, doivent mettre en pratique le sixième principe, coopération entre les coopératives, et entreprendre la mise en place d'une union des coopératives socioéconomiques engagées dans le développement d'une économie sociale et solidaire sur la base d'alliances stratégiques ad hoc dans et en dehors du mouvement coopératif.

6. L'intégration harmonieuse des membres dans la vie de leur coopérative et du mouvement coopératif est le meilleur moyen de les intégrer dans la société et se fait par la communication et l'éducation coopérative. La formation professionnelle et l'éducation à la coopération sont aussi indispensables l'une que l'autre pour la réussite d'un projet coopératif.

7. Le financement des projets des coopératives de travail, du fait que leurs travailleurs et travailleuses en constituent l'actif le plus important, nécessite la création de fonds de garantie générés par les apports ad hoc de fonds publics et des ententes entre les diverses composantes du mouvement coopératif.

8. L'intégration de la coopérative dans le marché exige, outre de l'efficacité et de l'efficience, la mise en pratique du principe de l'intercoopération qui mène à la formation d'une économie sociale et solidaire. Le mouvement coopératif doit consolider sa capacité de gestion pour se développer sur ses marchés locaux et mondiaux tout en cherchant à les démocratiser en faveur des consommateurs, en mettant l'emphase sur les moyens d'action garantissant un développement durable.

9. Pour y arriver, les programmes d'aide au démarrage et au développement des coopératives de travail doivent être axés sur le renforcement de l'efficacité entrepreneuriale et sur l'intégration permanente des jeunes lorsqu'ils sont les plus affectés par le chômage.

Montevideo's Platform Letter, 1998

First meeting of the America's work co-operatives

More than one hundred co-operators of the associated work co-operatives met for the first time in Montevideo, Uruguay on November 28 ans 29 of 1998. This meeting was organized in order to build CICOPA Americas (International Committee of Industrial Aritsan ans Service Producers Co-operative) following the decision taken in the Mexico Conference of november of 1997.

CICOPA Americas assumes and accepts the co-operativist definition of universal values; self help, democracy, equality, solidarity and to the ethical values of honesty, transparency, responsibility ans vocation for service. It also fundaments its identity on the 7 (seven) Principles of co-operativism recognized by the ICA (International Co-operative Alliance).

The meeting of Montevideo, through this letter/platform reaffirms its compromise to these values and principles together with World CICOPA, and it established action guidelines for the associates of ACI and CICOPA Americas.

1. The associated work in work co-operatives is an option to globalization. It is an answer to the two principal problems of the actual economic and social development model : unemployment and unequal income distribution.

2. For the work co-operatives to be an option, they require appropriate national and regional legislation that permits the harmonic development of the co-operatives and where work is the principal asset, being on the production of goods or services.

3. The work co-operatives demand from all governments, clear, coherent and precise legal norms to permit their development, guarantee the access of their associates to social security, to recognize the differences with dependent work and to block their use on detriment of the " work salary system ".

4. In many countries the presure groups and the enemies of the work co-operatives produce inadequate tax and labor laws as obstacles to the work co-operatives. This demands the unified action of co-operatives and citizens for the promotion and perfection of legislation in order to put an end to the obstruction to the development of work co-operatives.

5. For success, the co-operative movement must put in practice the sixth principle of co-operativist integration (co-operation among co-operatives) in undertaking joint socioeconomic projects, oriented to the development of a Solidarity ans Social Economy based on strategic alliances, inside and outside of the co-operative movement.

6. The communication and integration of the associates of a particular co-operative and their integration with the rest of the co-operativist system, profits the society, being an essential tool for the co-operativist education. This will also avoid the social isolation of the co-operativism in a time of changes. Education, in the technical and doctrine areas, are two faces of the same coin, their equilibrium is fundamental for the success of the co-operative system.

7. The financing of the co-operative projects, where labor is the most important asset, demands specific treatment, creating backing funds with adequate of public funds ans to generate alliances within the co-operative system.

8. The relationship between the co-operative and the market demands efficiency and the practice of the principle of integration that moves towards Solidarity and Social Economy of the co-operatives, in order to consolidate its technical capacity of management in a locally and globally competitive market, searching for the democratization in favor of the consumer, with emphasis in measures that guarantee sustained development.

9. Hence, the promotional and development programs of the Associated Work Co-operatives must be oriented towards the strengthening of the business efficiency and the involvement of the youth, as they are the ones to suffer most the effects of unemployment.